Africa Now aux Galeries Lafayette Haussmann

Il y a comme un air d’Afrique qui souffle sur la vie culturelle parisienne. De la foire d’art à l’expo concept ou au concept store, la création africaine s’affiche cette année dans la capitale sous les formes les plus diverses et donc les plus adéquates à un public disparate. Retrouvez d’ailleurs une liste (en constante actualisation) ici pour ne rien rater. Mais voilà, trop de choix tue le choix et vous êtes peut-être dans la situation de ceux qui ne savent où aller. J’ai pensé à vous ! Je ne vous promets pas d’assister à tous les événements mais je ne manquerai pas de vous donner mon avis quand cela sera pertinent 🙂

Première escale : l’Africa Now des Galeries Lafayette.

Du 27 mars au 25 juin, les célèbres galeries accueillent les artistes africains et ceux qui s’en inspirent entre ses murs pour une célébration de la création du continent. Au programme, des happenings, des conférences, expositions, une parade, des collections capsules de grandes marques et des pop-stores déboulent boulevard Haussmann (voir ici le programme détaillé). De quoi me mettre l’eau à la bouche !

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Parmi les nombreux rendez-vous, j’ai choisi de découvrir les installations permanentes côté mode femme et surtout les stands proposant des créations inspirées de l’Afrique hors collections capsules des marques comme Maje, Max Mara ou Furla.

max-mara-2Collection capsule Max Mara – Africa Now

Ne pouvant assister à la parade du dimanche 2 avril (qui entre nous avait l’air extra), samedi 1 avril dernier, mes pas m’ont porté jusqu’au métro Chaussée d’Antin La Fayette, à quelques mètres des célèbres vitrines redécorées au gré des événements et envahies d’un public touristique. Là, il n’y a pas à s’y tromper, le thème, c’est bien l’Afrique avec un grand A. Une affiche pop art surplombe le rond-point avec ces deux protagonistes, l’une noire et blonde, l’autre blanche et brune, toutes deux extravagamment chevelues.

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A l’intérieur au rez-de-chaussée, pas facile de se repérer car d’Africa Now au final, il y a peu. Lorsque l’on sait que je mets très rarement les pieds aux Galeries, on s’imagine bien mon état de perdition au milieu des stands Lancel et compagnie dénués de la moindre trace africaine. Un agent de sécurité finit par me diriger dans le bonne direction.
Je rencontre au premier étage sur un étal rappelant le pourquoi de la grande affiche murale du dehors avec des mannequins portant foulard et pagne.

Plus loin débute l’exposition « Le jour qui vient » qui présente le travail d’artistes contemporains africains. Environ une quinzaine d’oeuvres sont exposées au bout du tunnel avec une sélection de livres.

Après une exploration complète du deuxième étage, je découvre finalement un stand proposant deux tops Maison Château-Rouge parmi d’autres marques grand public. Visiblement, ils sont partis vite car je n’aperçois pas ou peu d’autres vêtements.

Un peu découragée, je gravis les marches de l’escalator et rejoins le trosième étage. Bonne surprise : une nouvelle installation Africa Now vient nous rappeler les couleurs dont se parent les Galeries LaFayette pour deux mois.

Quelques mètres plus tard, sésame ! Juste en face de moi se dresse l’espace dédié entièrement à des marques à l’ADN africaine (Marché Noir, Openya, BaZara’pagne ou encore Olympe 75018). Si le stand est plutôt restreint compte tenu de la portée de l’événement, les vêtements et accessoires en vente rendent bel et bien hommage à cette création en perpétuelle transformation et recherche de modernité. J’ai ainsi découvert le travail de la marque Olympe75018 avec ses pièces en bazin riche retravaillées pour un style rétro.

Verdict

Les installations qui jalonnent les allées invitent aux dépaysement et donnent le ton dans cette institution du shopping. Les deux stands proposant de la mode de créateurs émergents comme Maison Château-Rouge ou encore BaZara’pagne, bien que restreints compte tenu de l’ampleur de l’événement, offrent malgré tout l’opportunité de découvrir le travail des jeunes générations. Il est rafraîchissant de voir mise en valeur cette nouvelle création, africaine, afropéenne, afropolitaine et finalement entière et en constante régénération.
Petit bémol pour le manque d’indication. Pour le coup, on se perd un peu à partir à la recherche du seul espace vraiment dédié à la création inspirée de l’Afrique. Ce manque de visibilité à l’intérieur même des murs ne permet pas forcément d’amener le visiteur lambda à s’immerger dans cette mode  multiforme. Dommage.
J’ai également trouvé l’exposition un peu opaque avec un art contemporain difficile d’accès mais je mets cela sur le compte de mon manque d’inclination pour ce genre de productions.
Il en demeure un bel hommage aux artistes africains et une variété d’happenings qui satisferont tous les goûts et toutes les bourses.
A venir, trois discussions autour des réalités africaines du 19 au 21 avril qui pourront apporter une réflexion appuyée sur la société africaine et la mode.

A voir donc !

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